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Rassurez-vous,  nous n’allons pas parler de l’architecture des hammams, ni de leurs bienfaits. Nous allons utiliser ce terme comme le font les gens pour décrire une situation où un groupe de personnes échange des informations recueillies du Radio Trottoir, et qui dit  ‘ radiotrottoir’, dit des informations non officielles, qui passent de bouches à oreilles sans perdre de leur véracité.

Les philatélistes algériens, ou ceux qui collectionnent le timbre-poste algérien, se sont retrouvés obligés de chercher les informations sur ce que va émettre Algérie Poste auprès d’autres philatélistes, des négociants, des postiers ou même en fouillant parmi les articles de presse ici et là. Ce qui a donné à cette situation la qualification de « Hammam des philatélistes ».

Algérie-Poste, premier organisme responsable du timbre-poste et son unique concepteur-producteur, ne trouve pas nécessaire d’informer ses clients par le biais de son site web : www.poste.dz, de ses actions à venir ni même des actions déjà réalisées.

Devant l’ignorance de l’organigramme de cet établissement et le partage des tâches entre ses différentes directions et services, nous ne pouvons choisir que trois directions potentielles responsables de cette situation :

1-      La Direction de la Philatélie : en étant la direction qui s’occupe de la planification du programme annuel des émissions, de l’étude des sujets à traiter, de la conception et  la production des timbres. Elle doit s’assurer aussi de la diffusion de cette information et de son arrivée aux philatélistes.

2-      La Direction de la Communication : Porte-parole d’Algérie Poste et son vis-à-vis par rapport au public, elle doit s’assurer de la diffusion de l’information par les différents moyens et sous toutes les formes (électronique ou papier).

3-      La Direction de l’Informatique : Le choix de cette Direction n’est pas justifié à cent pour cent, car on ignore si c’est la Direction de la Communication qui met à jour le site d’Algérie Poste ou bien un webmaster de la Direction informatique.

 

En se basant sur ces trois principaux acteurs, et vu la manière dont le site d’Algérie Poste se met à jour, on peut imaginer deux scénarios :

En constatant que les informations philatéliques ainsi que celles des activités postales ne sont pas publiées à temps sur le site, car elles apparaissent toutes en même temps. Nous dirons que les directions de la Communication et de la Philatélie sont toutes deux victimes de ce retard, qui incomberait à un troisième acteur qui pourrait être la Direction Informatique.

Sinon, le problème se pose au niveau de la Direction de la Communication qui doit probablement collecter les informations des autres structures pour les publier et met du temps à les diffuser sur le site web.

Quel que soit le scénario adopté, chacune des directions doit s’assurer de la diffusion de ses informations à temps, car elle est la seule responsable de son activité devant ses clients.

Maintenant, concentrons-nous sur l’information philatélique, nous avons constaté ce qui suit :

-          Le programme annuel n’est pas diffusé au début de l’année, bien qu’on puisse connaître ses grands titres hors des structures de la poste.

-          Les émissions hors-programme ne sont pas annoncées avant le jour J, alors qu’en lançant la commande d’impression d’un timbre, on peut annoncer sa sortie aux philatélistes afin qu’ils puissent préparer leurs documents philatéliques.

-          On n’imprime plus de notices philatéliques depuis 2012. Les fichiers téléchargeables sur le site d’Algérie Poste ne sont pas disponibles le jour de l’émission. Il faut attendre plusieurs jours pour voir apparaître cette notice sur le site web.

-          Même si une émission est hors programme, elle n’est pas insérée dans le programme annuel, comme si elle reste ce nouveau-né hors mariage dont on n’en veut pas.

-          Absence quasi-totale de l’information sur les flammes postales, alors qu’elles représentent une branche importante de la philatélie, et l’absence d’une telle information fait perdre aux philatélistes de précieuses pièces philatéliques, surtout si l’utilisation d’une flamme est limitée par une durée très courte de l’évènement qu’elle représente.

Ce constat, démontre le degré de malheur des philatélistes, déjà de moins en moins nombreux à poursuivre cette activité, pour l’obtention de ce qui leur revient de droit. Si la Direction de la Philatélie n’accorde pas au timbre-poste algérien l’importance qu’il mérite, qui le fera ? Qui écrira l’histoire postale de ce pays ? Cette histoire ne se résume pas aux nombres de timbres émis, ni à leurs dimensions, mais à tout ce qui tourne autour du courrier, du service postal, de l’utilisation des machines d’affranchissement, des oblitérations. Si la diffusion de certaines informations relève du secret professionnel, qu’on daigne au moins écrire cette histoire avec des références et des notes officielles. Les personnes viennent et partent, mais l’histoire reste pour les générations futures.

Nous n’avons pas peur pour l’histoire postale de l’ère coloniale, puisque les ouvrages existent et presque tout est répertorié, nous avons peur pour ce qui vient après notre indépendance. L’encyclopédie réalisée en 2007 par le ministère des PTIC sur le timbre-poste algérien, est loin de l’histoire postale, vraiment très loin.

Donc la première des choses à faire est de mettre fin à l’activité du Hammam des Philatélistes, en publiant de l’information officielle. Ça ne fera que renforcer le lien entre les philatélistes et la Direction qui leur procure ce plaisir de voir naître un timbre-poste algérien. Ceci n’est pas un jugement envers les différentes directions ni envers les personnes qui y activent, mais un constat amer du vécu des philatélistes en Algérie.

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